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[BU universitaire] Donjon et draguons

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Mar 13 Fév - 1:16
Bu universitaire:
 

- Quoi ?!

Mon sourire s’agrandit avec un sadisme maitrisé sur le bout des lèvres.  Il est bon d'être du bon coté de l'écran de MJ. Ma main lance quelques dés 8. Les résultats sont sans appels.

- Ouais. 14 points de dégâts.

John tiqua. L'air de pas apprécier que sa frêle voleuse soit prise de court par ce piège presque rudimentaire. Une simple dalle qui lui a transpercé en partie la jambe. Mais il ne protestât pas. Nan, il sait que c'est dangereux avec moi.

- Je lui donne une de mes potions de soin.
- Tu gaches Rek. Faut garder pour le boss
- Tu préfères laisser notre éclaireur crever ?
- C'est pas comme s'il était utile

Je laisse les joueurs s'entre déchirer avec une satisfaction presque lisible sur mon visage. Mais soit. Les dés ont parlés 8 Points de soins pour John. Ils vont être trop juste pour le boss. Pas grave. J'ajusterai la difficulté pour les faire gagner sur le fil. J'aimerai pas qu'ils prennent la confiance.

- Bon, une fois que notre alchimiste redonne un peu de vigueur a votre coéquipière et que vous disputez puérilement.
Vous entendez tous distinctement un bruit qui interrompt la conversation. Comme une respiration profonde et brûlante. L'air que vous inspiré semble soudainement sec. Vous êtes pris d'une certitude. Quelque chose est derrière. Et ça vous attend.


Le visage de mes contemporain semble se tendre avec fébrilité. Je me permets de les observer pour me féliciter a quel point ce groupe de nerd est pendu a mes lèvres. John prend la parole.

- Je dis au groupe de se mettre en retrait. Et j'observe le trou de la serrure pour entrapercevoir ce que c'est.

Je me tourne vers notre alchimiste et le chevalier. Pour le coup, il acquiece.

- Jet de dextérité

Les dés tombent. Réussi. De justesse. Je lances quelIes dés. Un sourire énigmatique et un râle de joueur plus tard. Je reprends mon histoire avec flegme et nonchalance.

- Tandis que tu observes la serrure. Tu vois péniblement une forme inquiétante. Puis... Ah... Nan, autant pour toi. C'est un oeil fendu d'une pupille verticale qui t'observe de l'autre coté de la serrure. Il te toise quelques secondes sans réagir. Juste pour toi le temps de constater qu'il est a quelques centimètres de toi. Tu as a peine le temps de te mettre a l’abri que la bête enfonce la porte. Vous...


- chuuuuuuut...


De concert nos quatre têtes se tournent avec un regard mauvais vers l'interruption qui vient de gâcher l'entrée de mon boss.
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Mar 13 Fév - 21:59
La bibliothèque universitaire – ou, comme l’appellent affectueusement ses chers amants, la BU. Un joli morceau de connaissances en plein cœur de l’University of Utah, tout comme une sacrée pièce d’architecture, avec ses étages à foison, ses vitres à n’en plus vouloir et sa charmante rampe d’accès, presque bucolique … Oui, définitivement, un bel endroit.
Mais là n’est pas le sujet. Ce qui nous intéresse, ou plutôt celui, c’est ce garçon, là-bas. Non, pas le blondinet ; non, pas le rouquin ; non, pas non plus que ce garçon qui s’époumone en lançant des dés. Le gars à côté, voilà. Ouais, le grand métis baraqué qui prend une table à lui seul, son sac en travers du reste, un livre entre les mains. Et quatre autres empilés à côté.
Joshua, donc.

Eh bien, il apprend, studieux comme pas deux. Preuves en sont ses lunettes de soleil minutieusement posées sur le bois, détrônées par une véritable paire qui se niche sur son nez – un fait assez unique en son genre, soit dit en passant. Lui qui d’ordinaire voue une importance capitale à ne pas s’afficher affublé de quelques verres, le voici tant absorbé par ses recherches et documentations qu’il en oublie qu’il n’est pas seul.
Vas-y que les bouquins fusent, tiens. Tantôt il s’intéresse à cette page-ci, tantôt il ouvre un autre ouvrage pour prendre quelques notes sur cette l’illustration-là ; reste qu’en gros, il travaille bien. Un des rares soirs où il est vraiment productif, à son grand désarroi. Mais qu’on le comprenne, lorsqu’on passe ses journées à tenir une boutique d’antiquités, et ses week-ends sur le terrain à défendre les couleurs de son université, ça n’est pas franchement aisé d’avancer sur ses travaux de fin d’année.
Alors, d’aucun ne verrait d’un mauvais œil qu’il s’énerve soudainement contre ses voisins, pas vrai ? Allons, pas qu’ils soient méchants, mais disons plutôt qu’ils sont … Putain de bruyant, ouais. Plus de vingt minutes qu’ils braillent des propos inintelligibles, et le pauvre étudiant commence à en avoir ras la casquette de leurs histoires de potions et de boss.

Donc, il se lève. Ou plutôt, se déplie – on ne passe pas sans étape d’un petit mètre trente à plus de soixante centimètres de plus sans quelques étapes. Sans précaution, il rabat son livre à côté de sa sacoche, puis s’avance d’un pas décidé vers la table des marauds, l’air profondément irrité.

« - Chuuuuut. »

Silence. Quatre mines le toisent soudainement, accompagnées d’autres de-ci de-là ; mais qui reviennent à leur occupation lorsqu’il leur offre son regard mauvais. Presque sans transition il refait un pas, pose une de ses gigantesques paumes à côté des dés épars.

« - Bordel, on est dans une putain de BU, les gars. J’commence à en avoir ma claque de vos roulements de dés et de vos histoires de dragons, là. Y a une cours de primaire à deux pas, si vous voulez ; mais laissez les adultes faire des choses de grands, ok ? »


Un poil de mépris, hmm ? Oui, c’est bien possible. Mais il n’a jamais été dit qu’il était un saint ; et encore moins qu’il savait garder son calme lorsque l’on venait troubler l’un de ses rares instants d’études profondes.
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Mer 14 Fév - 2:55
Silence un peu soumis du coté de la table. Y'a pas de mal a être impressionné par ce type. Joshua est plutôt un type qu'on évite d'emmerder. Sa carrure imposante fait le taf par contre, il me met trois tête de haut et ses épaules font au moins une fois et demie les miennes. C'pas pour rien que le bougre fait parti des quelques noms connus par les cheerleaders locaux. C'est un sportif notable du campus.
Mais en vrai l'énervement de ce type me tire un leger sourire. Faut dire, John et moi ne sommes plus exactement humains. Et si moi je suis relativement inoffensive dans le domaine. John doit bien mieux se débrouiller que moi.
Alors je profite de sa protection pour m'amuser a titiller la susceptibilité avec le sourire.

- Désolée, on était pas au courant que les linebacker pouvaient lire. J'pensais que tu faisais semblant de bosser pour te donner un genre

Si ma réplique soulève un petit rire amical. C'est a ce moment là qu'un skaad surgit du coté de la bibliothèque. Nan ! Mon bouclier !
L'instant d’après, John venait de s'évanouir dans l'air. Passé de l'autre coté de la barrière sans la moindre pudeur.
Tss...

- M'enfin, si ca t'énerves qu'on gesticule... Ca te dirait de te joindre a nous pour qu'on termine cette partie au plus vite ? C'est bientôt la fin, tout est l'histoire d'un combat et c'est tout. Et comme on a un retardataire aujourd'hui, tu pourrais prendre sa place ?

D'ailleurs, ma remarque soulève un bref dépit dans les rangs de mes alliés.

- C'vrai que ca ressemble pas a John d'être en retard pour du jdr.

Je hausse les épaule quand Rek m'interroge silencieusement. L'air de lui dire que je n'ai aucune idée de pourquoi.

- Ca te dit Josh' ?
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Jeu 15 Fév - 0:48
Hmm. Trois têtes se sont retournées en fait – oui, trois, pas une de plus. La dernière est en retard, n’est-ce pas ?
Enfin, qu’importe. Pas déstabilisé par cette amusante erreur pour un sou, Joshua se contente de froncer les sourcils. Quoi, lui, participer à ce genre de gamineries ? Ils l’ont vraiment regardé, là ? Non parce que lorsqu’un type vient quémander plus ou moins le silence, il n’est pas franchement d’usage de l’inviter à se joindre au brouhaha.
Du moins, on tente alors de le faire avec tact et douceur, surtout quand le bonhomme se confond avec une armoire.  A croire que cette jeune femme est bien sûr d’elle, tiens.

D’ailleurs, en parlant de cette dernière … Summer quelque chose, non ? Joshua aurait parié l’avoir déjà croisée, par-là ou par-ci ; à moins que ce soit en sortant du boulot. Ah, oui, voilà – c’est elle qui vit dans le coin.
Mais, reste que ce n’est pas le moment. Un poil décontenancé par l’invitation trop spontanée pour être une blague, le râleur croise les bras, et toise la challenger.

« - Quoi ? Tu m’as bien regardé, là ? Si j’te demande à toi et à gentils petits copains de baisser le volume, c’est pas pour me joindre à votre fête ringarde. J’ai un mémoire à préparer, des trucs comme ça. »

Ouais, non. Il avait espoir que verbaliser l’aide à cacher son regard méprisant, mais c’est raté. Faut dire, avec sa vanne sur les linebackers, elle n’a pas franchement plaidé son cas – pourtant, il était presque prêt à faire un effort.
Presque, quoi.

« - Et il t’emmerde le linebacker. »


Parce qu’il est de bon goût de le faire, Joshua ponctue sa réplique par un soupir. Comme d’habitude, ce sont encore des sophomores bercés trop près du mur qui se figurent tout permis, et tentent le diable avec leur langue bien pendue. Des ados, en somme.
C’est vrai qu’ils sont trop jeunes pour qu’il passe vraiment ses nerfs sur ces pauvres rejetons. Va lui falloir une bonne dose de zen s’il veut s’en sortir sans rougir – comme la foi où ce vieillard est venu lui acheter un vase ancien, tiens. Une heure pour choisir, quarante minutes pour raconter sa semaine, vingt pour sortir ses pièces et deux pour détaler lorsqu’il a réalisé ne pas avoir assez. Clairement un de ses pires après-midi, oh dieu que oui.
Et voilà que ça recommençait. Ah, douce vie que celle d’étudiant senior, hein ?
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Jeu 15 Fév - 1:52
J'avoue. Je le vois se vénère et décliner la proposition. Perso, ca me fait ni chaud ni froid ses insultes basses. Je prétends pas connaitre Joshua. Mais les gens qui prennent le temps de passer ici pour potasser quelques bouquins vont pas m'impressionner outre mesure. Quand bien même le mec fait un cordial metre quatre vingt dix, il dégagerai presque un air d’intello agacé.
M'enfin, je calme le bestiaux avant qu'il fasse sa crise de bimbo.

- L'prend pas mal Joshua. J'plaisante pour les linebacker. J'suis toujours comme ca avec tout l'monde.

- J'confirme. C'une pute.

Azy que je lève les yeux au ciel l'air exaspéré alors que Rek' et Alice rient comme des cons.

- M'enfin. Désolée, mais on a prévu ca depuis un mois, on a pas d'autre lieu ou se réunir. Alors ca se fera. On en a parlé a tati. Elle est ok avec ça. D’ailleurs on squatte cet étage car elle nous avait dit que personne venait.

Force est de constater que le rayon était pris d’assaut par un étudiant plutôt vindicatif.

- Apres c'grand. Tu peux t'éloigner.

Je claque de la langue. J'kiff pas quand Alice joue son asociale de première. M'enfin. Je reprends

- Apres... Tu peux squatter s t'en a pas marre d'être sur ton mémoire. Jt'avoue que tu risquerais d'être surpris par les fêtes ringardes. J'veux pas détruire tes préjugés confortables.

Azy, accepte. Le skaad était assez gros. J'suis sûr que John va se casser pour aller se soigner et balancer un sms pour annuler. Je veux pas lever la séance. J'suis sur que tu kifferas
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Lun 19 Fév - 2:41
S’il y a bien quelque chose matière à frisson dans cette embrouille, c’est le fait que l’assertion de Joshua soit doucement en train se vérifier – mais si, vous savez, celle sur le côté bas âge de ses challengers. Ou du moins, disons, qu’il espère que ce soit la bonne explication. Car sinon cette belligérante serait bien arrogante de se montrer aussi sourde oreille.
Alors, bis repetita et tout le tralala, il soupire. Elle ne veut rien entendre, pas vrai ? Pas un « désolé, on va essayer de faire moins de bruit », ni un « Tiens, c’est vrai que deux tables plus loin on dérangerait moins » ; à croire que le coin lui appartient. Une vraie gosse, quoi.

Et aux grands enfants, les grands remèdes. Enfin, non, pas d’avortement ce coup-ci, mais plutôt quelque de chose de plus … Responsable. Moins expéditif, en somme.
Au lieu de rentrer dans le lard, de jacasser et de lutter vainement contre une Summer bien décidée à ne rien lâcher, il pourrait accepter de jouer à son putain de jeu de vieux paumé, avec les dés. Pas que ça l’intéresse, ni que la perspective ne l’enchante réellement, mais s’il faut en passer par là pour gagner un peu de répit, il en fera le sacrifice. Peut-être.

Ainsi, le regard oscillant entre les yeux marrons de l’impudente et les drôles d’objets qui trônent sur la table, le blasé fait encore un pas et se saisit d’un dodécaèdre – celui couleur ébène – avant de le retourner entre ses doigts. Drôle de forme. Puis, pourquoi autant de faces ? Ça ne leur suffit déjà pas de hululer à chaque fois qu’ils martèlent le bois, il faut aussi que ç’ait un sens ?

« - T’es vraiment incroyable, toi. T’aurais pu tenter ta chance dans les vieux amphis de lettres, y a jamais personne les vendredis matin – mais bien sûr, fallait que toi et ta bande vous vous décidiez à venir me casser les couilles, pas vrai ? »

L’exaspération plus que palpable, Joshua place un de ses poings massif sur la chaise de la gueule en chef, les iris qui ne la quittent plus ; et qui, en fait, voilent sa réflexion.
Parce qu’elle ne va pas le laisser tranquille, hmm ? L’idée abrutie qu’il a eue il y a un zeste d’instant, ça pourrait bien être le seul moyen d’avoir la paix, hein ?  
Oh, la plaie.

« - Bon, écoute. Si je joue à tes conneries, toi et tes potes vous me laisserez bosser en paix après, ok ? Pas plus d’une demi-heure, j’ai pas toute ma soirée. »

Merde, le voilà qui négocie avec l’ennemi – pire, qui quémande à ce qu’on le laisse tranquille. Quelle déchéance, tiens.
Quoi qu’il en soi, et avant qu’elle ne trouve l’inspiration pour sa prochaine réplique vaniteuse, le rôliste malgré lui retourne quelques secondes à ses cahiers, troquant sa pauvre paire de lunettes contre l’habituelle, teintée.
Il n’y a pas à dire, il n’y a que comme ça que ses yeux sont à leur aise, vraiment.
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